CAC 40 : séance de rattrapage

Publié le par Nicolas BOISVILLIERS

En enchainant hier sa 3e séance consécutive à la hausse, l’indice phare de la bourse de Paris a gagné 1,12 point dans un contexte macroéconomique relativement calme. Pour autant, point de triomphalisme, l’heure est plutôt à l’attentisme face à la situation grecque.


3 811,92 points. Il aura fallu attendre un mois jour pour jour pour que le CAC 40 repasse la barre des 3 800 points (3 812,13 points le 02/02/2010). Les marchés de Londres et Wall Street ont su calmer les inquiétudes grandissantes a propos de la Grèce. Plusieurs bonnes nouvelles expliquent cette remontée. Le ralentissement tout d’abord de l’inflation dans la zone euro le mois dernier, tombant à 0,9% sur un an. Les fortes spéculations autour d’une potentielle OPA par Nestlé ont également porté le cours de L’Oréal à la hausse. De manière analogue, les valeurs du secteur automobile ont été largement bénéficiaires de cette séance grâce aux dernières ventes de février.

 

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Mais ce sont surtout les rumeurs quant l’achat de titres de la dette grecque par des banques françaises et allemandes lors de la prochaine émission de ce pays qui ont pesé dans la balance. De plus en plus persistantes, elles ont fini par rassurer les marchés en proie aux incertitudes. Malgré tout, les yeux restent rivés sur le gouvernement grec et son Premier Ministre, George Papandréou, qui devraient annoncer aujourd’hui de nouvelles mesures d’économies afin de s’assurer le soutien financier de l’Union Européenne.

 

Attaques sur l’euro

 

A 1,3436 dollar, l’euro a retrouvé des seuils qu’il n’avait plus tutoyés depuis mai 2009. Les trois derniers mois ont eu raison de la monnaie unique européenne, en proie aux inquiétudes persistantes sur la capacité de la Grèce à redresser ses finances publiques. Au point de perdre 10% de sa valeur face au billet vert. Et quand bien même la tempête tend à s’essouffler, la pression sur l’euro ne faiblit pas. Cette chute vertigineuse ne tend qu’à ramener l’euro «vers sa valeur fondamentale» selon les propos du FMI. Ce dernier estime en effet que « le dollar reste quelque peu sous-évalué ».

 

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La valeur trop élevée de notre monnaie unique face au dollar américain a longtemps constitué un frein à la croissance de la zone euro. Sa dépréciation devrait ainsi favoriser un retour vers l’équilibre souhaité. Une baisse de 10 % vis-à-vis du dollar entraînerait à terme un surplus de 0,3 point du PIB européen, tandis qu’un euro à 1, 17 dollar harmoniserait pouvoir d'achat des consommateurs européens et américains. (1) L’équilibre est encore bien loin…

 

(1) Source : institut COE Rexecode

Publié dans Marchés boursiers

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