L'essor du "mobile banking" sur téléphone portable

Publié le par Nicolas BOISVILLIERS

Grâce à l'avènement des smartphones, les banques ont trouvé en ces fameux téléphones portables dits "intelligents" un nouveau moyen de communication... mais également de nouveaux relais de croissance. L'ère du  "mobile banking" ne fait que commencer, iFinance vous met à la page.

 

Jusqu'à récemment, l'accès aux contenus mobiles se faisait difficilement : interfaces limités des portables, connexions bridées (WAP), services quasi inexistants (se résumant à des alertes SMS en tout et pour tout)… Mais depuis l’arrivée des smartphones (comprenez "téléphones intelligents "), les opportunités de développement se sont multipliées. En grand précurseur, l’iPhone d’Apple a su ouvrir la voie à ce nouveau modèle de consommation dont les banques ont saisi tout le potentiel.

 

Nouveaux comportements, nouveaux besoins

 

D’après une étude (1), 11 % des détenteurs de téléphone mobile en France utilisent déjà les services bancaires via leur téléphone, soit environ 4 millions de personnes. Et avec des parts de marché de plus en plus importantes, l’essor des smartphones ira de paire avec le développement d’applications bancaires en ligne dédiées. La simplicité et rapidité d’utilisation de ces services ont rapidement conquis ces utilisateurs qui considèrent, pour les ¾ d’entre eux, leur téléphone mobile comme un canal à part entière, au même titre qu’internet. Selon une autre étude (2), le mobile banking "deviendra une pratique généralisée d'ici deux ou trois ans". La banque en ligne traditionnelle ne suffit donc plus et les banques l’ont bien compris.

 

La Société Générale a ainsi développé une application dédiée pour ses clients mobinautes. De son côté, BNP-Paribas a pour l’instant adapté son site internet pour les smartphones, en attendant de lancer sa propre application. Même si les stratégies diffèrent quelque peu actuellement, elles risquent de converger très vite autour de services clés : consultation des comptes, virements, simulation de crédit, prise de RDV avec un conseiller… Sans oublier des services plus spécifiques : géolocalisation de l’agence bancaire la plus proche, consultation de ses horaires d’ouverture et de son itinéraire, etc. … Et les possibilités sont infinies ! A l’image du paiement sans contact expérimenté à Nice depuis 3 mois.

 

Mobile-banking

 

Cette nouvelle technologie permet de régler de petites sommes, d’un montant maximal de 20 euros, en passant simplement sa carte de crédit ou son portable devant un terminal. Et sans avoir à composer de code. Une sorte de successeur à Monéo, le portemonnaie électronique qui n’a pas convaincu le grand public. Et l’opération pourrait aussi s’étendre aux cartes de fidélité. Votre mobile pourra bientôt remplacer votre portefeuille en concentrant moyen de paiement et outils de fidélisation.

 

Des freins au mobile banking

 

Malgré des utilisations très prometteuses, le mobile banking supporte encore de nombreux freins à l’heure actuelle. A commencer par la mise à jour de nos appareils (téléphones portables et terminaux de paiement) à la technologie NFC (Near Field Communication), indispensable. Par ailleurs, de tels services seront bien évidemment payants, sûrement sous forme d’abonnement mensuel. Les prix dépendront des stratégies des banques. Sans oublier l’abonnement à un opérateur de téléphonie mobile, service relativement onéreux (à partir d’une quarantaine d’euros par mois). Le mobile banking aura donc un coût, qu’on se le dise.

 

Enfin, c’est du côté de la sécurisation des transferts que se joue cette nouvelle technologie. Qu’il s’agisse simplement de consulter ses comptes ou bien d’effectuer un virement à l’international, la confiance des clients envers ces services constituera une des clés de la réussite du mobile banking.

 

Même si des efforts seront à consentir au niveau de l’ergonomie, de la tarification et de la sécurité de ces nouveaux services, nul doute que la révolution du mobile banking est déjà en marche.

 

(1) HIS Global Insight, mai 2010.

 

(2) Novamétrie, mars 2010.

 

Publié dans Marketing

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Nicolas BOISVILLIERS 02/08/2010 14:50


L'accès aux données privées ne pourra se faire sans le consentement du client. A ce dernier de décider s'il souhaite ou non emboiter le pas. Mais à la manière de bon nombre d'évolutions
technologiques (internet, téléphonie mobile...), le grand public adoptera celle-ci si elle s'avère réellement probante.


Priximmo 02/08/2010 13:24


Ce qui fait peur ce sont les excès de tout cela et l'accès total à notre vie privée.