Le CAC 40 sous les 2 500 points ???

Publié le par Nicolas BOISVILLIERS

La tragédie grecque entâme  aujourd'hui un nouveau chapitre de sa descente "maîtrisée" aux enfers. Pour ne rien changer aux semaines précédentes, ce lundi voit le CAC 40 reculer de 1,85% à 2 926,83 points. Les valeurs bancaires et l’euro ont été une nouvelle fois la cible d'attaques.

 

Pourtant, il s'en est fallu de peu. Les statistiques américaines délivrées aujourd'hui se sont révélées bien meilleures que prévu. En d'autres termes, on a tellement été pessimistes qu'on s'est surpris nous mêmes de voir que la situation était sur le point d'exploser, certes, mais pas tout de suite. Ouf, on avait eu peur !

 

Mais non, il a fallu que la Grèce refasse parler d'elle en annonçant ne pas pouvoir atteindre les objectifs de déficit fixés en juillet par ses bailleurs de fonds. Conséquence directe : les banques et l'euro dévissent sévère. La monnaie unique repasse sous 1,33 dollar pour la première fois depuis janvier, SocGen perd plus de 5% (18,97€ !), BNP Paribas -4,60% et Crédit Agricole cède 3,84%. A noter que la palme d'or de la plus belle gamelle revient à Dexia qui chute lourdement de plus de 10%. L'horizon s'assombrit de plus en plus pour la banque franco-belge, qui pourrait devenir la 1re victime de la crise de la dette : seul le Crédit de France subsisterait et une "bad bank" serait créée.

 

La suite, vous la connaissez, c'est le même refrain de semaine en semaine : la Troïka (UE + FMI + BCE) va demander plus d'efforts à la Grèce pour tenir ses engagements et, ainsi, accroître le malaise de la population hellénique. En attendant, on pense pouvoir retarder l'inévitable en augmentant la puissance du Fonds européen de stabilité financière (FESF) en allant chercher de l'argent ailleurs. Comme si cela allait permettre à la Grèce de résoudre son problème de fraude fiscale abyssal et de compétitivité faible pour cause d'euro beaucoup trop fort.

 

Du coup, quand on vous demande à quel niveau se situera l'indice parisien d'ici la fin de l'année, la réponse est claire :

 

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Plus de 60% des répondants imaginent le CAC entre 2 000 et 2 500 points. Seul 1/3 envisage un niveau supérieur, dont seulement 13% au-delà de la barre symbolique des 3 000 points. Les plus pessimistes représentent quant à eux seulement 3% du total. Rdv est donc pris en décembre afin de vérifier vos prévisions.

 

D'ici là, je préfère laisser le mot de la fin à Michael Fuchs, vice-président de la coalition parlementaire CDU/CSU au pouvoir en Allemagne, à propos de la question grecque : "Il n'y a probablement pour nous aucune autre solution qu'accepter un effacement d'au moins 50% de sa dette".

 

Ca, c'est fait ! Place à un nouveau sondage

 

 


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Nicolas BOISVILLIERS 16/10/2011 23:34



Comme bien souvent, je serais plutôt tenté de dire que seuls les mieux informés s'en sortiront. Tout comme les plus raisonnables, qui sauront rester prudents et consolideront leurs gains et
éviteront toute prise de risque inconsidérée.



Florian 08/10/2011 11:38


Une chose est sûre : seuls les plus gros s'en sortiront sur ce coup.